BIOGRAPHIE

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JEAN-YVES  BARDOUL   Musicien, Conteur, Professeur d’école buissonnière…

Jean-Yves Bardoul est à la fois musicien, auteur, compositeur, inventeur… Qu’il tienne un violon, une feuille de lierre, un bidon, une carotte ou une cocotte minute, quoi qu’il se passe et qu’il puisse arriver, il saura le faire vibrer, jouer et chanter !

Jean-Yves  joue depuis fort longtemps dans les  festou noz , en cabaret, en concert…

Du traditionnel Breton, au Cajun en passant par quelques Blues… Jean-Yves est un poète musicien qui sait lire entre les lignes et toucher au cœur la sensibilité de chacun, petit, grand, adulte ou enfant !

Il est aussi inventeur d’instruments de musiques bricolés. En Recherche permanente.. Il joue de toutes sortes de légumes et autres plantes sauvages dans ses spectacles de musiques vertes « Normalement ça Marche » , « Encor’ d’aut’ »…

Ses spectacles l’ont amené à jouer, dans de nombreux pays (Angleterre, États Unis, Québec, Irlande, Hollande…) et de nombreux festivals (Kleguerec, Face et Si, les Galléseries, Yaouank…

2011 05 12 Laille Tournee Roulotte Photo Anne Laure Lussou_32

Homme multicarte, Jean-Yves Bardoul, est un personnage. Il aime gagner son temps en le perdant et en redonnant de la valeur aux petites choses.

 

On ne s’improvise pas du jour au lendemain professeur d’école buissonnière. « Il en faut des études de soi, des CAP d’autodidacte », rigole-t-il. Touche à tout génial et inventif, artiste, animateur de classes vertes, poète, violoniste dans des groupes locaux, notamment dans les Gardons de R’don, Jean-Yves Bardoul, la quarantaine, habitant de Bains sur Oust, a décidé de vivre sa vie comme il l’entend. Et en la rendant magique si possible.

Capable de détourner n’importe quoi en œuvre d’art, un poireau en clarinette par exemple, il n’aime pourtant pas cette auréole d’artiste que l’on essaye souvent de lui coller. Les étiquettes, ce n’est vraiment pas son truc. Sa fantaisie à lui, c’est d’être lui. Il dérange et ça l’arrange. Sa caverne d’Ali Baba est remplie d’objets hétéroclites, « en attente de vie ». Il accumule tous ces objets, sans savoir à quoi ils pourront servir, « jusqu’au jour où ça sort », où il leur trouve une utilité. 

                                                                                           

Le résultat ? Un « énervoir » à voisins fait de morceaux de tuiles qu’il a suspendu à un arbre et qui sonne le carillon à tout bout de champ. Une boîte à bonbons fabriquée à partir de tapettes à souris. Un violon « Shell » : « Un simple bidon auquel j’ai rajouté un manche et des cordes. »

Tous ces objets, « normalement, ça marche », lance l’inventeur facétieux. « Normalement, ça marche », c’est d’ailleurs le titre d’un spectacle qu’il présente dans la France entière… et même à l’étranger, en Belgique, au Québec.

 

Plus on l’écoute, plus on en vient à s’émerveiller comme lui de ces petites choses qui font partie de la vie. Jean-Yves Bardoul a la malice contagieuse, de l’humour et de la poésie plein ses tiroirs. « Mon immense luxe, c’est de toujours faire ce que j’ai envie, sans me prendre au sérieux. J’ai dépassé le stade de « qu’est ce que vont dire les gens », je n’ai pas peur du ridicule. » Non plus de se tarir. « Je me surprends encore moi-même, je suis en état de curiosité constante. »

Comment fait-il ? Simple, son mot préféré est « Ré… création ». « L’école, ça sert à avoir des vacances », lance-t-il un tantinet provoquant. Plus sérieusement, pour se ressourcer, il affectionne « les ballades solitaires en forêt ou dans les marais », côtoie les anciens auprès de qui il redécouvre « les gestes, les paroles qui se perdent ».

« S’ennuyer, voilà une activité »

Il ne s’agirait toutefois pas de croire que Jean-Yves Bardoul bulle dans sa bulle. Intermittent du spectacle, il travaille à plein-temps. « Je ne sais rien faire d’autre de toute façon », lâche-t-il en haussant les épaules

 « Mes spectacles sont accessibles dès le plus jeune âge, relativise-t-il. À partir du moment où les enfants ont des oreilles. Libre à chacun d’y puiser ce qu’il veut. » Surtout, « jamais de méchanceté, insiste-t-il. L’important, c’est l’échange avec les gens. »

Il faudrait réapprendre à s’ennuyer, comme le prône ce professeur d’école buissonnière. Réapprendre à sécher les cours sur les bancs de la vie. Et s’évader. « S’ennuyer, voilà une activité que l’on ne laisse plus aux gamins. C’est triste. » Ce faiseur de rêves a cette façon bien à lui de vous redonner vos yeux d’enfants. Il donne. Tout simplement.

Ouest-France Redon  CHRISTINE  RENAUD           Janvier 2008


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